Les amphétamines ont la cote
Changement de génération, changement de consommation.
On peut distinguer 3 types d’amphétamines selon leur effet principal: psychostimulant, hallucinogène et anorexigène (bien que les 3 effets se retrouvent à des niveaux différents dans chaque type d’amphétamine) .
Les 3 types de dérivés peuvent donner lieu à abus et connaissent des modes de consommation différents selon la nature des produits et les effets recherchés (ecstasy, crystal meth, méphédrone, … etc).
Au Canada, la consommation de drogue chez les jeunes s’est beaucoup transformée ces 10 dernières années, les amphétamines ( &-méthyl-phényléthanamine, plus communément nommé speed) ayant supplanté le cannabis et la cocaïne comme drogue de premier choix chez les adolescents: leurs bas prix, leurs puissances, la longueur des effets et même ses propriétés anorexigènes (pour perdre du poids) sont autant d’attraits pour cette drogue.
Lourdes séquelles
Les séquelles psychologiques et sur la santé du jeune toxicomane sont beaucoup plus lourdes qu’avec le cannabis. Les jeunes qui commencent le speed entre 10 et 15 ans et qui ont une consommation régulière, subissent de lourds épisodes de dépression et de crises d’angoisse, voir de psychoses lors de leurs sevrages.
Aujourd’hui, 90 % des jeunes qui sont admis dans des centres de thérapies au Québec ont fait usage d’amphétamines. Plusieurs sont même devenus accros avec les médicaments qu’ils trouvent dans la pharmacie familiale: il y en a qui sniffent de la Ritaline (ou méthylphénidate, utile aux hyperactifs), voir même des dérivés beaucoup moins actifs, comme le Zyban (Bupropion, antidépresseur et aide au sevrage tabagique).
Les séjours en centre de désintoxication durent en moyenne de trois à six mois (contre quelques jours pour le cannabis), ce qui a un coût social élevé. 80 % effectuent un retour aux études une fois leur thérapie complétée.