Drogue au travail
En juin dernier, se sont tenues les Asisses nationales « Drogues illicites et risques professionnels » sous la houlette de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie ». Elles ont permis de mettre en évidence la consommation de substances illicites au travail en France.
Un phénomène qui s’étend
Colette Ménard, chargée d’expertise au département enquêtes et analyses statistiques au sein de l’INPES, constate que pour les DRH et les médecins du travail « le sujet des toxicomanies au travail devient de plus en plus préoccupant. Depuis cinq ans, ils observent une augmentation des drogues illicites autres que le cannabis dans le monde du travail », fait-elle observer.
Une situation généralisée
Et aucun secteur ne semble échapper au phénomène, même si certains sont plus particulièrement touchés : les transports, l’hôtellerie, la restauration, la construction…
Contrairement aux idées reçues, « ce n’est pas un phénomène exclusif de jeunes, car les jeunes deviennent adultes et ils entrent dans le monde du travail avec leurs habitudes de consommation », explique Didier Brassart, responsable régional du pôle Travail à la Direccte Pays de la Loire.
Faut-il un nouvel arsenal législatif ?
« L’essentiel est dans le Code du travail, même si celui-ci ne comporte pas spécifiquement de textes sur les drogues illicites », estime Lise Casaux-Brunée, professeur de droit à l’université de Toulouse1- Capitole. Une attention particulière doit être apportée aux postes « sur lesquels, si le salarié n’a pas la pleine maîtrise de ses capacités, il se met en danger ou met en danger les personnes qui travaillent avec lui. La catégorie des postes à risques paraît donc plus large que celle des postes de sécurité », insiste-t-elle.
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