Bromazépam
Le bromazépam est une molécule de la classe des benzodiazépines à demi-vie intermédiaire. Son mécanisme d’action exacte est inconnu. Cliniquement, comme tous les benzodiazépines, il agit sur les récepteurs GABA en potentialisant leurs effets ce qui diminue l’activité cérébrale. Il est surtout utilisé contre l’anxiété névrotique, réactionnelle et les manifestations somatiques associées à l’anxiété. Il peut également servir à la prévention et traitement du delirium tremens.
Le bromazépam est facilement absorbé au niveau du tube digestif. Sa concentration plasmatique maximum est atteinte au bout d’une à quatre heures. La demi-vie du bromazépam est d’environ 19 heures chez l’adulte sain. Après l’administration de nuit du bromazépam une réduction significative de la sécrétion d’acide gastrique survient pendant le sommeil et est suivie par une reprise très significative de la production d’acide gastrique dès le lendemain.
Le bromazépam est largement métabolisé. Il est principalement excrété dans l’urine. En raison de sa ressemblance avec d’autres benzodiazépines, il est supposé qu’il passe dans le lait maternel.
La dose maximale recommandée est de 18 mg/jour (mais peut aller jusqu’à 36 mg en milieu hospitalier).
! La dépendance peut apparaitre même après un traitement unique de quelques semaines à doses modérées.
Noms commerciaux des médicaments utilisant du bromazépam comme molécule active:
Brazepam, Bromaze, Lectopan, Anxiocalm, ANXYREX, Bromatop, Bromidem, Docbromaze, LEXOMIL, Lexotan, Lexotanil et QUIETILINE ainsi que de nombreux génériques.
Bonjour, je prend depuis plusieurs années du Bromazepam suite à des crises de spasmophilie, donc il est vrai que c’est un cercle vicieux car maintenant si je n’en prend pas régulièrement, mes crises reviennent très vite. Ensuite, dès que j’ai une soirée ou l’on boit de l’alcool, là vous pouvez etre sur que je fais une crise qui commence dans l’après midi, et je suis obligée de prendre jusqu’à 4 comprimés entier pour que la crise cesse. C’est plus une vie et j’en ai vraiment marre de tout ca. Si vous pouvez m’aider ca serait avec un grand plaisir car j’en souffre énormément Merci Beaucoup
Bonjour, la spasmophilie étant un symptôme ( certes très handicapant! ) d’une anxiété ou dépression sous-jacente, les anxiolytiques ne peuvent que calmer momentanément les crises mais pas les soigner. Suivez-vous un traitement antidépresseur? Si vos crises sont liées à une trop grande nervosité ceux-ci pourraient vous aider (encore faut-il trouver l’antidépresseur (ou même une association de 2 classes différentes) qui vous convienne ! ).
Avez-vous fait un bilan de santé dernièrement? Car il faut avant tout éliminer les causes physiques possibles: un ulcère à l’estomac peut par exemple stimuler le nerf vague et donner des douleurs ressemblant à une crise cardiaque. Comme vous me parler d’une augmentation des crises après la consommation d’alcool c’est une possibilité..
Je n’aurais que 5 conseils à vous donner:
- faites un bilan de santé (prise de sang, endoscopie, etc…)
- si le bilan est bon, et que votre médecin vous prescrit ce médicament depuis des années sans résultats réels, demandez-lui d’essayer autre chose… ou pensez à consulter un autre (un psychiatre de préférence)!
- n’arrêtez surtout pas le bromazepam rapidement, attendez d’avoir des résultats avec un autre traitement (risque de manque très important d’où nécessité d’une diminution très progressive).
- Essayez d’éviter un maximum les abus d’alcool tant que vous n’allez pas mieux.
- Et le points le plus important: Essayez de garder le moral!
Pour terminer seul des médecins que vous consultez peuvent changer ou faire des ordonnances pour de nouveaux traitements, je ne peux donc que vous encourager à consulter !
Mais sachez que je compatis à votre douleur et espère que vous trouverez une solution moins pénible.
Bien à vous
Bonjour,
je suis étudiante et je prends Bromazépam depuis maintenant deux semaines. On me l’a prescrit car je vais toutes les heures aux toilettes, même parfois plusieurs fois à la suite car j’ai peur d’avoir envie quand je suis en cours, quand je me promène, etc. Cela devient invivable et c’est nerveux car chez moi je peux me retenir. Et j’ai fait une analyse urinaire qui n’a rien découvert. J’ai l’impression que ce médicament me calme mais pas tout à fait. Je vais toujours aux toilettes par précaution, il m’arrive encore de temps en temps d’en avoir envie en cours mais je n’ai plus ces bouffées de stress, où j’avais l’impression que ma vessie allait me lâcher sauf quand je me promène. Je ne sais pas comment réussir à en finir avec ce problème. Je n’ose plus sortir ni boire de l’eau. Si vous avez des idées elles sont les bien venues. Merci